« Seriez-vous d’accord de passer un petit test ? »

Me voici bien inspirée pour écrire un petit article tiens !

 

Et si on parlait des fameux tests de traduction… ?

 

Vous savez (ou peut-être pas…), ces fameux tests qu’on vous envoie pour juger vos compétences de traducteur lorsque vous souhaitez collaborer avec une nouvelle agence.

 

Quel test ?

 

Il s’agit la plupart du temps de traduire (à titre gracieux) un court texte entre 250 et 350 mots (parfois plus, parfois moins) dans le(s) domaine(s) de compétence qui est/sont le(s) vôtre(s). Le test est censé refléter vos compétences de traducteur et ainsi donner la certitude à l’agence qu’elle peut vous faire confiance et travailler avec vous.

 

Une fois que vous avez renvoyé votre test, celui-ci est corrigé par un réviseur (interne ou externe) qui doit se prononcer sur la qualité de votre traduction (entendez par là, les éventuelles erreurs, les contresens, l’orthographe, la grammaire, etc.). Certaines agences jouent quand même le jeu de manière honnête et vous rétribuent pour cette modeste contribution, quelle que soit l’issue de votre test.

 

Test ou pas test ?

 

Je dirais à vous de voir…

 

Certains traducteurs refusent de passer des tests parce qu’ils estiment qu’il s’agit d’une perte de temps et (forcément) d’argent. Le tout est alors de voir si vous pouvez argumenter de manière à convaincre l’agence qu’elle peut tout de même vous faire confiance (sur la base de votre CV, votre expérience, vos recommandations, etc.). Vous pouvez également essayer de négocier avec l’agence pour qu’elle vous paie malgré tout pour ce test.

En tant que débutant, on est souvent mal placé pour refuser ce genre de test et on se prête donc volontiers au jeu en espérant que la réponse soit positive. Si elle l’est, votre nom est alors ajouté à la base de données de l’agence qui peut ensuite faire appel à vos services.

 

Où est le problème me direz-vous ?

 

Tout d’abord, un texte n’est pas l’autre… Vous pouvez très bien produire une traduction fantastique parce que le sujet vous inspire plus et être moins « performant » sur un autre texte. Évidemment, l’idée est quand même d’avoir un niveau de compétence constant, c’est certain ;-)

 

En général, ça se passe plutôt bien mais il arrive que les corrections soient discutables… En effet, même si la plupart des réviseurs sont capables de faire la part des choses entre de réelles corrections et des modifications d’ordre préférentiel, certains ont parfois tendance à être plus (ou trop ?) subjectifs.

 

Souvent, l’agence vous envoie un feedback avec les éventuelles corrections apportées à votre traduction, pour information ou pour justifier un refus. Elles ne le font malheureusement pas toutes…

 

Un seul conseil :

 

Si vous recevez une réponse négative disant que votre test est refusé mais sans plus d’explication, creusez un peu et insistez pour avoir un feedback. Non seulement vous êtes en droit de le demander mais cela peut également vous aider à vous améliorer, si nécessaire.

 

Il arrive également que l’agence (ou le réviseur) fasse une erreur et confonde votre test avec celui de quelqu’un d’autre ! Si, si ça arrive, je vous jure !

 

À bon entendeur…